Ouest-France, site web (fév. 2005)

Extrait: …

« En revanche, on trouve des humoristes, comme ce Nick, qui a ouvert sur Meetic un « blog socio-cul » intitulé poétiquement « Je nique sur Meetic » : « Un an (août 2003-août 2004) passé sur le site de rencontres, une expérience socio-érotique inoubliable. » Et le dénommé Nick de fournir des statistiques, avec graphiques, sur ses 52 rencontres dont 27 ont fini « sous la couette ». Surtout cette précieuse indication pour sociologues, anthropologues, sexologues et, demain, archéologues : sur les 27 rencontres, « elles ont été 21 à brancher en premier ».

*précision: je n’ai pas ouvert un blog SUR Meetic, mais à propos de mes rencontres sexy sur Meetic.


Tribune libre Metro, 17 oct. 2005.

metro

Tribune libre Metro, 17 oct. 2005.

40j 15h 31mn

Par Nick, auteur du livre « Des souris et un homme » et du blog « JNSM ».

Ce chiffre c’est le temps de connection d’un des membres de mon forum JNSM* sur une période de 3 mois. Cela représente plus d’un mois de présence en ligne !

En 2005, préfère-t-on communiquer ou séduire par l’intermédiaire d’un écran, plutôt qu’en « live » ?

Sans être aussi catégorique, il est vrai que les sites de rencontre, les forums de discussion, marchent plutôt bien. La dimension anonyme du Net bénéficie avant tout aux femmes, qui se lâchent plus dans leurs échanges virtuels que dans la vie réelle. C’est même parfois assez déroutant. Le contexte semble générer une intimité, une complicité immédiates, dont il vaut mieux se méfier.Il ne faut surtout pas idéaliser trop longtemps quelqu’un sur le mode virtuel.

A l’usage, on se rend vite compte que les sites de rencontre ce n’est pas non plus la panacée, et qu’ils ont aussi leurs effets secondaires désagréables.

Mon Top 5 des galères sur site de rencontre :

1-Le silence-radio : cette tendance exécrable qu’ont certaines à faire le mort quand on les sollicite

2-Les chats foireux et inintéressants, gavés de « kikou », « mdr », « lol » et autres smileys

3-Les photos bidonnées, ou vieilles de 15 ans

4-Les annonces sans relief et pleines de clichés « j’aime la nature, les animaux.. » ou « aventuriers passez votre chemin.. » (OK, je le passe…et vite ! ;-)

5-Les actes manqués, les quiproquos, les malentendus..

Les communautés virtuelles, cela devient vite addictif. C’est fabuleux de se sentir exister au sein d’un groupe, en direct via l’écran. Et il est facile d’y passer un temps hallucinant. Du coup, on sort moins, et on s’enfonce encore plus dans une vie sociale virtuelle.

Puis on se rend compte qu’il y a des effets pervers au système, et on se débat dans la gestion de nouveaux paramètres relationnels qu’on n’avait pas prévus.

Retour à la case départ : si le Net n’existait pas, comment feraient les célibataires urbains pour se rencontrer ?

J’ai posé la question aux membres du Forum JNSM, qui en majorité sont des célibataires de 30 à 40 ans, vivant en ville. Les réponses semblent évidentes : par les activités annexes (culture, sport), dans les transports en commun, dans les lieux de sortie (restos, bars) mais curieusement, très peu de réponses du type « chez des amis ».

C’est peut-être révélateur du problème de fond : un manque de réseau social et de connaissances facilement disponibles. Alors qu’en ligne, il traine toujours quelqu’un qui a envie de discuter, même à 1h du matin.

*www.jnsmforum.com

 

 

Portrait dans Libération, 20 avril 2005.

Interview-portrait  de 4e de couv. dans le Libération du 20 avril 2005.
En couverture, Benoit 16 qui vient d’être nommé!

L’article en ligne chez Libé

 

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